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« Ils se trompent moins »: à Châteauroux, des nouveaux trieurs optiques de déchets dotés de l’intelligence artificielle.
« De grands travaux sont prévus à partir du mois d’octobre au SYTOM de Châteauroux. De nouveaux trieurs optiques utilisant l’intelligence artificielle doivent être installés. L’objectif est de réduire la part de déchets refusés.
Remplacer quatre des six trieurs optiques déjà existants et en ajouter un. C’est l’objectif principal des travaux prévus au centre de tri des ordures ménagères (SYTOM) de Châteauroux. Initialement annoncés pour l’été, ils devraient finalement commencer au début du mois d’octobre. C’est dans ce lieu que sont triées les ordures de 46 communes de l’Indre, dans lesquelles vivent environ 105.000 habitants.
« Nous traitons 8,5 tonnes de déchets par heure, quatorze heures par jour », détaille Jérôme Prot, le directeur du SYTOM, « un potentiel de 25.000 tonnes par an ». Les bennes sont vidées à l’entrée du bâtiment, les déchets parcourent ensuite les différentes étapes pour être séparés par matière, puis conditionnés pour être recyclés. Mais dans tout ce circuit, des erreurs dans la séparation peuvent advenir. « L’an dernier, près de 6.000 tonnes d’ordures ont été refusées car mal triées« , explique Michel Georjon, le président du SYTOM.
Pour réduire ces erreurs, il faut bien sur que les habitants respectent les consignes de tri, mais également que la séparation soit efficace une fois dans le centre. Les nouveaux trieurs optiques qui doivent être installés sont équipés de l’intelligence artificielle. « Cela va permettre aux machines d’apprendre », explique Aurélien Manenq, directeur des territoires chez COVED Paprec, l’exploitant du SYTOM, « avant, si le trieur détectait l’étiquette d’une bouteille d’eau, il considérait que tout l’objet était fait dans cette matière. Dorénavant, il va également prendre en compte sa forme, et pouvoir déduire que c’est une bouteille en plastique« .
Les déchets envoyés en région parisienne
Installer ces cinq trieurs optiques dernier cri va mettre le centre de tri à l’arrêt. Les travaux doivent durer six mois, dont quatre mois de cessation totale de la ligne. Les déchets seront alors envoyés vers un centre de tri de la région parisienne. « Nous allons en profiter pour faire également des travaux sur le dispositif incendie », explique Michel Georjon.
Coût total des opérations : huit millions d’euros, dont deux pour le délestage des ordures dans l’Île de France. »




